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16/04/2013

ADRESSE AUX ENSEIGNANTS DE CÔTE D’IVOIRE

 

 

ADRESSE AUX ENSEIGNANTS DE CÔTE D’IVOIRE

 COLLEGE DES GENERAUXsyleg.ivoire-blog.com

Camarade,

 

Tu as engagé une lutte pour la restauration de ta dignité. C’est une noble initiative. Tu as arraché un décret définissant pour toi un profil de carrière motivant. La mise en application de ce décret se fait difficilement, t’imposant à chaque étape une nouvelle lutte.

 

Rappelles-toi camarade ! En Novembre 2009 il a fallu trois(03) semaines d’arrêt de travail pour que tu aies 50% des effets financiers de ton reclassement ou de ta bonification indiciaire. Des camarades à cette époque ont perdu l’entièreté de leur salaire. D’autres ont fait la prison pour qu’aujourd’hui tu sois en train de revendiquer la seconde moitié.

 

Les exemples sont légions : 1991, 1997, 2000, 2007.Ta détermination a toujours fait la différence. Ce qui t’arrive aujourd’hui n’est qu’un remake. Il en sera ainsi chaque fois que tu voudras faire un pas en avant.


Je te comprends camarade. C’est dur ! Les temps semblent avoir changé.

Est-ce pour autant que tu baisseras les bras ? Est-ce pour autant que tu arrêteras de combattre pour ton bien-être ?

     Je te connais. Tu sais foncer tête baissée quand tes intérêts sont en jeu. C’est sûr, ton chef hiérarchique te menacera. Des ministres voudront t’intimider. Les forces de l’ordre travailleront à te faire peur. Je sais que tu ne reculeras pas car il est tard pour le faire. Quand on est dans l’eau, on n’a plus peur de se mouiller. Ton salaire ou celui de ton collègue a été ponctionné. Huit (08) de tes responsables syndicaux sont aux arrêts. Tu ne sauras les abandonner.

      Rien ne devra te détourner de ton combat ; le combat pour ta survie. Survie, c’est bien de cela qu’il s’agit. En effet, ce qui se passe aujourd’hui a pour objectif la réduction de ton salaire. Le ministre de la fonction publique l’a déjà annoncé de façon subtile et il faut le prendre au sérieux.

     Si tu perds le combat que tu as engagé, tu perdras jusqu’à la moitié de ton salaire. Tu ne pourras plus jamais lutter et partant tu seras à la merci des mesures les plus dégradantes.

      Ne te fais pas du mauvais sang, ton action n’est pas politique. Elle est purement corporatiste. Alors mène-la fièrement. Ne sois pas la honte de notre famille d’emploi. Evite de raser les murs pour te rendre aux cours ; ça ne t’honore pas. Soyons soudés car nos destins sont liés.

     Respecte le mot d’ordre de l’ISEF. Quelles que soient tes convictions politiques ou syndicales, DEPOSE LA CRAIE ET VA A LA MAISON.

 

    CONTRIBUTION DU CAMARADE

GNAGNA ZADI THEODORE

Secrétaire Général UDENSCI 

 

22:35 Écrit par SYLEG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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