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14/08/2013

AUDIENCE DU SYLEG AVEC LE DIRECTEUR DE CABINET DU MENET

Le SYLEG a été reçu en audience hier mardi 13 août 2013 au Cabinet du MENET par le Directeur de Cabinet.

Voici en pièce jointe, l'adresse du SGN.

A télécharger:RENTREE 2013-2014_CAHIER DU SYLEG.doc

 

PREOCCUPATIONS DU SYLEG POUR LA RENTREE SCOLAIRE 2013/2014 A L'AUDIENCE AVEC LE DIRECTEUR DE CABINET.

En prélude à son Assemblée Générale de Rentrée prévue le samedi 07 septembre 2013, le Bureau Exécutif National du SYLEG, au-delà des questions liées aux revendications qui ont fait l’objet d’arrêts de travail l’année dernière (effets financiers du reclassement et arriérés y afférant), porte à l’attention de Madame le Ministre, les préoccupations ci-dessous énoncées des ses membres.

 

1.      La non participation du SYLEG aux séminaires et autres rencontres organisées par le Ministère.

Le Bureau Exécutif National du SYLEG, tout en saluant cette occasion qui permet de soumettre les préoccupations de ses membres à l’examen du Cabinet pour la réussite de l’année scolaire 2013/2014, voudrait dénoncer sa non participation aux séminaires et autres rencontres de réflexion sur le système éducatif.

A tout le moins, le Bureau Exécutif National du SYLEG pourrait être informé des différents sujets afin de faire ses propositions qui pourraient servir à améliorer les résultats de réflexions. 

Toutefois, le Bureau Exécutif National voudrait exprimer ses sincères remerciements tout particulièrement à l’Inspection Générale de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique pour l’avoir associé aux examens de fin d’année au cours desquels trois (03) de ses membres ont fait partie des missions de supervision.

2.      L’admission de tous les élèves ayant obtenu 85 points au concours d’entrée en 6ème.

Comme tous les ivoiriens, le Bureau Exécutif National du SYLEG a appris, à l’issue du conseil des Ministres du mercredi 24 juillet 2013, la décision prise par le Gouvernement d’affecter en 6ème tous les élèves qui ont obtenu 85 points à l’examen du CEPE.

Par cette mesure, le gouvernement met en œuvre une promesse faite depuis deux ans de permettre à tous les enfants de Côte d’Ivoire de bénéficier au moins de la formation scolaire de base.

Pour le SYLEG, cette mesure qui concerne au moins 273 151 élèves est salutaire mais précipitée, en tout cas, pour cette année scolaire.

Le Bureau Exécutif National du SYLEG interpelle le Ministère sur les problèmes que cette mesure pourrait créer tant au plan des effectifs dans les classes que de la charge de travail qu’elle impose au moment où une adéquation entre les effectifs dans les classes et le volume horaire par enseignant s’impose également.

3.             Les innovations du système pédagogique et les reformes au niveau des examens.

vAu niveau des innovations du système pédagogique, l’on note une mauvaise maîtrise de l’APC.

Cet état de fait est dû au déficit de formation et d’information sur cette approche qui semble pourtant être ce que nous avons toujours demandé en tant qu’enseignant.

Nous pensons que la période des vacances devrait permettre d’organiser les séances de formation disciplinaires.

vAu niveau des reformes des examens et particulièrement le BEPC, le Bureau Exécutif National du SYLEG note la volonté du gouvernement de donner les mêmes chances aux élèves, en décidant d’uniformiser les coefficients. Cependant le SYLEG relève encore quelques discriminations.

En effet, une étude comparée des résultats des certains candidats de cette session 2013 a donné le résultat suivant :

Elève 1 : Note en maths 03, physique 05, oral anglais 13, écrit anglais 11, Dictée-Question 13, Composition Française 10, EPS 12, All/Esp 13. Résultat : admis au BEPC avec 80 points.

Elève 2 : Note en maths 14, physique 15, oral anglais 7, écrit anglais 6, Dictée-Question 07, Composition Française 05, EPS 12, All/Esp 13. Résultat : échec avec 77 points.

Ce sont deux exemples parmi tant d’autres qui nous ont amené à cogiter sur l’équité de la mesure de l’uniformisation des coefficients telle qu’appliquée.

Constat : Les matières littéraires (français et anglais) influencent et déterminent même l’admission des élèves au BEPC vue l’importance de leur coefficient.

Français :     coeff 2 (dictée coeff 1 et composition française coeff 1)

Anglais :      coeff 2 (oral coeff 1 et écrit coeff 1)

Maths :        coeff 1

Physique :    coeff 1

All./Esp. :    coeff 1

EPS :          coeff 1

Ainsi donc, il y a encore une prééminence du français (deux disciplines) et de l’anglais (deux disciplines) sur les résultats.

La mesure d’uniformisation est la bienvenue, mais elle doit être effective par sa véritable mise en œuvre.

De plus le BEPC sanctionnant l’ensemble des aptitudes acquises au premier cycle et pour donner les mêmes chances aux élèves il est impérieux d’envisager la composition dans toutes les disciplines.

vUn autre fait non moins négligeable et qui mérite d’être revu est la question des épreuves facultatives (arts plastiques, musique, etc. …) dont la composition est conditionnée par le paiement d’un droit additionnel de 500 frs.

Cet état de fait frustrant pour les enseignants qui assurent ces disciplines posent tout de même un problème dans sa mise en œuvre.

En effet, beaucoup d’élèves paient les 500 frs et ne retrouvent pas leur nom sur la liste des candidats autorisés à composer.

Le SYLEG pense qu’il vaut mieux instaurer un droit unique de composition quite à qui veut composer dans ces matières facultatives de le faire sans sanctionner ceux qui ne le feront pas.

4.                 La question des indemnités et primes liées aux examens (correction, secrétariat, jury, etc.).

Depuis plusieurs années, la question de la participation des enseignants aux examens de fin d’année pose un véritable problème tant au niveau des dispositions pratiques que des conditions de déroulement desdits examens.

En effet, les enseignants sollicités pour la surveillance et même pour les corrections ne répondent pas tous, malgré les menaces et autres sanctions d’ailleurs injustifiées de l’administration.

Les raisons légitimes avancées sont bien simples :

-         Le non paiement de la surveillance, contrairement à l’examen du BTS et autres concours.

-         les taux dérisoires, le mode et les délais de paiement des indemnités et primes liées aux examens.

-         La charge de travail, la durée des sessions et les coûts financiers induits supportés par les membres des secrétariats.

Toutes ces questions rendent nécessaires des discussions sur l’organisation des examens et les conditions de participation des enseignants.

5.      La question des précomptes au profit des syndicats du Ministère de l’Education Nationale.

Le SYLEG, jeune structure syndicale issue d’une difficile période de crise, est très affecté par la mesure de suspension des précomptes au profit des syndicats du secteur Education/Formation.

Le SYLEG demande le soutien du ministère pour que la possibilité lui soit donnée, de même qu’à tous les autres syndicats d’ailleurs, d’effectuer les précomptes de leur cotisation afin qu’il puisse jouer le rôle qui est le sien dans la régulation de la vie de nos établissements secondaires.

Le Bureau Exécutif National du SYLEG plaide également pour le reversement des ponctions opérées sur les salaires au mois de mars. Le calme étant revenu avec une implication véritable de chacun dans les examens qui ont connu un résultat bien meilleur que celui des années passées.

Le Ministère pourrait se faire notre avocat auprès du gouvernement.

6.      La Situation des professeurs contractuels et le recrutement de professeurs pluridisciplinaires.

Depuis deux ans, le gouvernement a recruté trois mille (3 000) enseignants contractuels pour, dit-il, combler le déficit d’enseignants. Ces enseignants, qui ont suivi une formation en dix (10) jours ont été mis sur le terrain avec un traitement de 100 000 frs par mois.

Le Bureau Exécutif National du SYLEG avait, en son temps, dénoncé ce recrutement d’enseignants qui n’a respecté aucune norme au regard de la loi et des conventions internationales. De même, le Bureau Exécutif National du SYLEG a dénoncé le traitement qui est appliqué à ces agents, considérant qu’il est dérisoire et inhumain.

Aujourd’hui, deux (02) ans après, il importe que la situation de ces collègues soient régularisée, étant entendu que les raisons qui ont motivés leur recrutement sont toujours d’actualité.

A ce sujet, le Bureau Exécutif National du SYLEG voudrait se réjouir de la déclaration faite le jeudi 1er août 2013 par le DRH à la cérémonie d’ouverture des exéats 2013 à Yamoussoukro demandant également la régularisation de la situation de ces collègues.

Aussi, tout en saluant le recrutement annoncé de mille (1 000) enseignants du primaire pour assurer les cours dans les collèges de proximité, le Bureau Exécutif National du SYLEG s’interroge sur les conditions dans lesquelles ces collègues exerceront cette activité au regard des normes internationales en matière de volumes horaires et de nombre de niveaux par enseignant.

7.      L’organisation de la journée mondiale des Enseignants.

A l’instar des autres journées mondiales, le SYLEG voudrait que le Ministère se sente concerné par la célébration de la Journée Mondiale des Enseignants qui a lieu chaque année le 05 octobre. Le SYLEG demande que la tutelle s’implique même dans l’organisation des festivités de cette journée soit directement ou bien en aidant les organisations syndicales à le faire. Dans ce cas, comme dans les autres secteurs, qu’une déclaration au moins soit faite pour marquer cette journée.

Les célébrations de cette année mettront l’accent sur les Enseignants de qualité pour une citoyenneté mondiale et la diversité culturelle car « les enseignants développent les capacités des élèves à construire un avenir durable en tant que citoyen à mesure d’agir dans sa propre communauté ainsi que de contribuer aux défis mondiaux ».

Le SYLEG compte célébrer cette journée 2013.

 

Fait à Abidjan, le 13 août 2013

 

 

Le Secrétaire Général National

 

 

DIOMANDE Mamadou


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