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09/09/2013

CR DE L'AG DE RENTREE DU SYLEG

ALLOCUTION D’OUVERTURE DU SECRETAIRE GENERAL NATIONAL

Mesdames et Messieurs,

Une année scolaire s’et achevée et une nouvelle s’annonce. Et, comme nous l’avons toujours fait, nous serons encore à la tache à partir du lundi 16 septembre 2013.

C’est l’occasion pour le Bureau Exécutif National de souhaiter à tous une bonne rentrée et une bonne et heureuse année scolaire 2013/2014.

Malheureusement, certains camarades n’ont pas pu finir l’année avec nous. D’autres également ne seront pas avec nous pour la reprise car fauchés en chemin par le sort tragique de la mort. Parmi ceux-là, on compte le camarade NOZI TIEDE Emile, ex-professeur de Philosophie et Secrétaire Général de la sous section SYLEG du Lycée TIAPNI Dominique de DABOU.

En son nom et pour rendre hommage à tous ces braves lutteurs, je voudrais vous demander de vous lever pour observer avec moi une minute de silence pour leur mémoire.

Je vous remercie et que la paix du seigneur les accompagne.

Camarades, Mesdames et Messieurs, Honorables invités,

Cette année qui s’est achevée nous a permis, en tant qu’acteur de l’école, de poser des actes qui ont amélioré les résultats scolaires ; ce qui a valu à tous les syndicats et à travers eux, tous les Enseignants de Côte d’Ivoire, les remerciements du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique.

Cependant, beaucoup de nos préoccupations sont restées sans solutions. Et nous avons fait avec.

Camarades, l’Etat nous doit. L’Etat de Côte d’Ivoire nous doit beaucoup.

üOui, l’Etat de Côte d’Ivoire doit à tous les fonctionnaires nos avancements bloqués depuis 1988,

üL’Etat de Côte d’Ivoire doit depuis 1991 aux Enseignants ex-raccrochés la moitié de leur salaire,

üL’Etat de Côte d’Ivoire doit à tous les Enseignants de Côte d’Ivoire 50% des effets financiers du profil de carrière et de la bonification indiciaire depuis novembre 2009,

üOui et oui, l’Etat de Côte d’ivoire doit aussi aux Fonctionnaires et Agents de l’Etat leur mutuelle, la MUGEF-CI.

C’est pourquoi, en syndicat responsable, nous nous retrouvons ce jour pour passer en revue ces différentes questions pendantes afin de faire des propositions et prendre des positions tant pour l’amélioration de nos conditions de vie et de travail que pour la réussite de cette la nouvelle année scolaire 2013/2014.

Parmi ces questions liés à nos conditions de travail figurent aussi et surtout, d’une part  l’épineuse ‘‘Approche par le Compétences (APC)’’ dont la mise en œuvre sur le terrain pose des problèmes à certains d’entre nous. Et d’autre part, les Comités de Gestion des Etablissements scolaires (COGES) dont le fonctionnement, mal compris par la plupart des acteurs de l’école, semble les faire passer à côté de leur mission.

C’est pourquoi, Camarades, Mesdames et messieurs, Honorables invités, après des échanges d’une part avec le Directeur de la Pédagogie et de la Formation Continue (DPFC), lors du séminaire organisé à l’attention des responsables syndicaux en novembre 2012 et le Coordonnateur National du SNAPS COGES, lors de la supervision du BAC, le Bureau Exécutif National a bien voulu profiter de cette Assemblée Générale de Rentrée pour que ces personnalités nous éclairent sur les deux(02) thèmes suivants :

1.     COGES : Intérêt et Rôle des Enseignants ; animé par IGEN KOUADIO KOUAME, Coordonnateur National du SNAPS COGES.

2.     De la FPC à l’APC : Quel impact sur la qualité de l’Enseignement, animé par IGEN SILUE LESSON, Directeur de la Pédagogie et de la Formation Continue DPFC.

A ce stade de mon propos, permettez-moi de me tourner vers nos deux illustres invités pour leur exprimer toute notre gratitude pour la marque de considération qu’ils nous accordent en acceptant d’animer ces conférences débats.

Messieurs les inspecteurs Généraux, conférenciers du jour, recevez ici toute notre reconnaissance pour avoir accepté de nous accompagner dans notre volonté d’améliorer les compétences de nos camarades et collègues dans l’exercice de leur noble fonction d’enseignants.

Comprenez à travers cette activité, notre attachement à l’amélioration de la qualité de notre système. Vous êtes donc là pour répondre à toutes nos préoccupations qui nous gênent et nous empêche certainement d’être meilleur.

Camarades, les résultats, nettement meilleurs de l’année scolaire 2012/2013 appelle de notre part une lecture saine et des commentaires pour les années scolaires à venir.

En effet, avec 40,67% au BEPC et 25,33% au BAC, ces résultats sont en net progrès contre respectivement 32% et 25% l’année dernière.

Les raisons de cette amélioration sont certes à rechercher dans la qualité de l’enseignement dispensé au cours de cette année. Mais, il faut saluer les reformes des examens qui, depuis des années, ont eu un impact considérable sur les résultats. Il s’agit d’une part de l’uniformisation des coefficients au BEPC qui est un pan des revendications des syndicats. Il est question également d’autre part de l’ordre d’organisation des différents examens qui a laissé le temps aux enseignants de mieux avancer dans la préparation de leurs candidats.

Toutefois, le Bureau Exécutif National du SYLEG tout en notant la volonté du gouvernement de donner les mêmes chances aux élèves, en décidant d’uniformiser les coefficients relève encore quelques discriminations. En effet, l’on note encore une prééminence du français (deux épreuves) et de l’anglais (deux épreuves) sur les résultats.

Aussi, est-il impérieux d’envisager la composition dans toutes les disciplines pour donner les mêmes chances aux élèves au BEPC qui sanctionne l’ensemble des aptitudes acquises au premier cycle.

De même, les coefficients doivent également être harmonisés à l’orientation. Car l’on comprend difficilement que toutes les disciplines se valent en classe et que pour l’orientation en seconde, il y ait encore des disparités.

Et puis, si l’élève du CM2 peut passer en 6ème avec la moyenne de 85 points au CEPE, comment comprendre que l’élève de 3ème ne passe pas en seconde avec 11 voire 12 de moyenne en classe ou même avec son BEPC puisque le BEPC s’obtient avec la moyenne à l’examen.

Au delà de cet aspect, de nombreuses questions appellent de notre part des réflexions et des prises de position pour à la fois protéger nos droits et respecter les droits des élèves à l’Education. Il s’agit de La question des indemnités et primes liées aux examens (correction, secrétariat, jury, etc.), de la Situation des professeurs sous contrat depuis deux (02) ans et du recrutement de professeurs pluridisciplinaires pour les collèges de proximité.

Ce sera donc pour nous l’occasion d’échanger sur ces points et envisager des solutions à proposer à la tutelle.

Je voudrais clore mon propos par des remerciements sincères à l’endroit des responsables syndicaux ici présents.

Camarades, merci pour tout le soutien que vous ne cesser d’apporter au SYLEG. Le faisant, vous renforcer la cohésion intersyndicale et vous permettez ainsi de faire avancer les choses dans le sens du succès.

C’est pourquoi, je voudrais profiter pour lancer, surtout aux syndicats de professeurs de l’enseignement secondaire général, un appel à l’union.

Il est temps que nous nous mettions ensemble dans une unité d’action efficace ou même dans une fusion stratégique afin d’éviter à nos collègues et à tous les Enseignants de Côte d’Ivoire, les sons de cloches discordants qui leur sont le plus souvent servi. Ceci aura l’avantage de consolider notre force, car dans l’union, nous seront encore plus forts.

Alors, ensemble, prenons notre Responsabilité pour défendre notre Autonomie dans la Solidarité pour une fonction enseignante revalorisée et digne dans une école ivoirienne performante.

Vive le SYLEG.

Je vous remercie.

DIOMANDE Mamadou

AG de Rentrée 2013-2014 du SYLEG_Allocution du SGN.doc

22:11 Écrit par SYLEG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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