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30/09/2013

TOURNEE DALS SOUS SECTIONS DE SIKENSI, NDOUCI, TIASSALE, DIVO, OUME, GAGNOA ET OURAGAHIO

Tournée dans les sous sections de SIKENSI, N'DOUCI, TIASSALE, DIVO, OUME, DIEGONEFLA, GAGNOA et OURAGAHIO du lundi 07 au vendredi 11 octobre 2013.
Camarades SG, faites la mobilisation pour le succès de ces rencontres.
L'ordre du jour des rencontres:
1- INFORMATIONS,
2- POINT DE LA SITUATION ET DISPOSITIONS PRATIQUES 2013/2014,
3- FONCTIONNEMENT DU SYNDICAT,
4- DIVERS.
 
Relativement au financement de la tournée, chaque sous section est priée de contribuer conformement aux indications en annexe du programme.
Je voudrais pouvoir compter sur votre bonne compréhension.


Cliquez ici pour télécharger le programme:TOURNEE OCTOBRE 2013-Sous Sections.pdf

22:36 Écrit par SYLEG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/09/2013

DISPOSITIONS RELATIVES A LA RENTREE 2013-2014

DISPOSITIONS RELATIVES A LA RENTREE 2013-2014

 

  1. DECOUPAGE DE L’ANNEE :SAM_1952.jpg

Trois (03) trimestres :

  1. 1er Trimestre : Du 16 septembre 2013 au …… décembre 2013 ; 330 h de cours.
  2. 2ème trimestre : Du ….janvier 2014 au ….. mars 2014 ; 300 h de cours.
  3. 3ème trimestre : Du …. Mars 2014 au 31 mai 2014 ; 300 h de cours.

Soit un total de 930 h de cours.

  1. RECOMMANDATIONS DE MADAME LE MINISTRE A LA REUNION DE RENTREE :

Voici les recommandations faites par Mme le Ministre lors de la traditionnelle réunion de rentrée du jeudi 12 septembre 2013 au Lycée Ste Marie :

  1. Respect scrupuleux de la date de la rentrée et début effectif des cours le lundi 16 septembre 2013.
  2. Respect du quantum horaire.
  3. Gratuité de l’inscription dans les écoles primaire publiques.
  4. Interdiction stricte du recrutement parallèle.
  5. Interdiction de la vente de fascicules en remplacement des manuels officiels.
  6. Institution d’une journée de salubrité chaque trimestre ; la 1ére journée fixée au vendredi 20 septembre 2013.
  7. Levée et montée du drapeau tous les lundis et vendredis.
  8. Renforcement du dialogue social obligatoire à la base.
  9. Obligation d’amélioration des performances scolaires ans tous les établissements.

III.      RECOMMANDATIONS DE L’AG DU SYLEG DU SAMEDI 07-09-2013:

  1. Du début effectif des cours le lundi 16 septembre 2013 :

Etre effectivement à son poste le lundi 16 septembre 2013 et se présenter dans les classes pour les prises de contact avec les élèves.

  1. Du respect des volumes horaires par enseignant et des effectifs:

Le respect des volumes horaires par Enseignant va de paire avec les effectifs dans les classes.

La norme internationale en matière d’effectifs est de 25-35 d’élèves au maximum par classe pour 18h et 21h de cours par semaine pour les professeurs de collèges et les professeurs de lycée.

  1. Du renforcement du dialogue social :

-      Participer en tant que syndicalistes aux différentes rencontres initiées par les responsables locaux (DREN, Chef d’établissements, Inspecteurs Généraux, etc. ..).

-      Organiser les AG de rentrée syndicale au niveau local pour répertorier les préoccupations des camarades liées à la reprise des cours.

-      Saisir l’administration et poser les problèmes énumérés.

-      Aider à la recherche de solutions aux différentes préoccupations soulevées par les camarades.

-      Informer le BEN des dispositions et autres difficultés locales.

-      S’organiser pour inviter le BEN dans vos localités respectives d’ici fin octobre 2013.

  1. De la vente des fascicules :

S’abstenir de participer à la confection de fascicules et de tout autre document conformément aux recommandations de Mme le Ministre.

Exiger en cas  de nécessité absolue le livre aux élèves.

  1. Des cotisations syndicales :

Que tous les SG et leur bureau au moins se mettent à jour pour pouvoir convaincre leurs militants.

Faire signer les autorisations de prélèvement spécial siège (de préférence pour un prélèvement unique).

  1. Des élections professionnelles :

Informer, sensibiliser et préparer les camarades à se déterminer vis-à-vis des différents syndicats, car c’est à partir de ces élections que le destin des travailleurs va se décider à travers ceux qu’ils auront choisi comme leurs interlocuteurs crédibles.

  1. Du congrès de la FESACI :

Tous les SG attendus le vendredi 27 pour l’enregistrement et le samedi 28 pour les travaux.

  1. De la question de la MUGEF-CI :

Informer les camarades à partir du document de l’AG et se préparer pour la Grève générale des fonctionnaires et agents de l’état comme en 1998.

  1. Du Reclassement des B3 devenus A3 Professeurs de collège ou Educateurs :

Faire parvenir dans un délai de trois (03) semaines (au plus tard le 27 septembre 2013) les dossiers comprenant :

-         L’Arrêté de reclassement,

-         Le Certificat de première prise de service,

-         Le Certificat de reprise de service,

-         La Photocopie de la carte nationale d’identité.

-         La cotisation ordinaire (5 000 frs) s’il n’est pas à jour.

-         L’Autorisation de prélèvement spécial-siège à la solde.

 

Toutefois, il est bon de noter que, les observations et recommandations du SYLEG relatives à la reforme du BEPC ont été prises en compte.

Mme le Ministre a annoncé la poursuite de cette reforme.

 

 Le Secrétaire Général National

 

DIOMANDE Mamadou

RECOMMANDATIONS DE RENTREE 2013-2014.doc

AG de Rentrée du 07.09.2013_Développement de l'Ordre du Jour.doc

 

 

08:22 Écrit par SYLEG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/09/2013

DE LA FPC A L’APC : QUEL IMPACT SUR LA QUALITÉ DE L’ENSEIGNEMENT ?

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE

ET DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE

-------------------------------

DIRECTION DE LA PEDAGOGIE ET

DE LA FORMATION CONTINUE

----------------------------

Cité Administrative, Tour A, 6e Etage

BP V 150 Abidjan

Tél : 20 21 25 97

Fax : 20 22 52 70

REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

-----------------------

Union – Discipline – Travail

 

 

 

 

 

DE LA FPC A L’APC :

QUEL IMPACT SUR LA QUALITÉ DE L’ENSEIGNEMENT ?

 

                                                              Abidjan, le 07 septembre 2013

 


La Côte d’Ivoire, avec l’appui du PASEC a effectué une évaluation des acquis scolaire en 1995-1996. Cette évaluation a mis en évidence une baisse significative des résultats scolaires entre 1996 et 2009.Pour les élèves de CM1, en français, on constate que les acquis scolaires sont passés de 45,3 sur 100  en 1996 à une moyenne de 29,2 sur 100 en 2009.Pour la même période, au CP2 en français et en maths, cette moyenne est passée de 51,4 sur 100 à 33,8 sur 100.

Cette évaluation a par ailleurs montré que le système éducatif du pays est encore inéquitable. Ainsi, quelques grandes recommandations ont été faites lors de la restitution de ces résultats en avril 2012. On peut citer entre autres : la création de salles de classes, le recrutement d’enseignants, le renforcement des capacités des enseignants, la sensibilisation des parents pour le maintien des enfants à l’école, la réforme des programmes éducatifs, la systématisation des évaluations, etc.

A cette occasion, Madame le Ministre a rappelé que la recherche de la qualité du système éducatif est l’un des principaux chantiers du gouvernement de la Côte d’Ivoire. Avec la réforme des programmes éducatifs entamée en 2002, beaucoup d’enseignants, à tort ou à raison éprouvent des difficultés dans son application.

  • Pourquoi la Côte d’Ivoire s’est-elle engagé dans une réforme de ses programmes éducatifs ?
  • Que renferme les terminologies FPC ou APC ?
  • Quels sont les avantages pour le système éducatif ivoirien à mettre en œuvre les programmes recadrés ?
  • Quels sont les enjeux et les perspectives pour une école de qualité à travers les programmes recadrés ?

Ce sont là autant de préoccupations auxquelles nous allons donner des réponses.

L’exposé de ce matin s’articulera autour des axes suivants :

1). Le contexte général de la révision des programmes éducatifs

2). Des raisons de changement d’un curriculum

3). Trois principales entrées dans un curriculum

4). Quelques principes de base de l’approche par les compétences (APC)

5). Présentation du programme éducatif recadré

6). Le  guide d’exécution du programme

7). L’évaluation des apprentissages

8). Les nouveaux formats d’évaluation des apprentissages

 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE LA RÉFORME

 

  • La Conférence Mondiale sur « l’Education Pour Tous » à Jomtien en Thaïlande (1990) ;
  • Le Forum Mondial de Dakar sur l’éducation (2000) ;
  • La 46e session de la Conférence des Ministres de l’Education Nationale ayant le Français en partage (CONFEMEN), Yaoundé Cameroun, 1994 ;
  • Les résultats de l’évaluation des rendements scolaires, réalisés par le Programme d’Analyse des Systèmes Educatifs des pays de la CONFEMEN (PASEC) entre les années 1990 et 2012 ;
  • L’adoption d’une nouvelle architecture du système d’enseignement supérieur entre 2002 et 2010 avec le système LMD ;
  • L’étude socioculturelle réalisée par des Experts Nationaux et Internationaux.

De même, des analyses diagnostiques et des études sur l’école ivoirienne ont mis en exergue les insuffisances suivantes :

  • des contenus pas adaptés aux réalités ivoiriennes ;
  • l’absence de profils de sortie clairement formulés ;
  • le manque d’intégration entre les matières enseignées ;
  • un faible taux de réussite et de passage ;
  • le trop grand morcellement des objectifs et des apprentissages ;
  • la part trop importante des aspects cognitifs par rapport aux domaines psychomoteurs et socio affectifs ;
  • une formation trop théorique et difficilement utilisable en dehors de l’école ;
  • une baisse des performances du système éducatif ;
  • une chute significative du rendement des élèves.

II. DES RAISONS DE CHANGEMENT D’UN CURRICULUM

 Certains facteurs internes et externes au système éducatif expliquent l’opportunité d’une réécriture ou d’une refonte d’un curriculum.

 Ces facteurs sont :

  • L’évolution des systèmes économiques, sociaux et culturels et les transformations dans l’organisation du travail ;
  • La demande sociale qui oblige l’éducation à  adopter de nouvelles  approches pédagogiques;
  • Le développement d’ordre scientifique de la discipline ainsi que celui de ses modèles ;
  • Les résultats des évaluations du système éducatif.

1. L’évolution des systèmes économiques, sociaux et culturels et les transformations dans l’organisation du travail et dans les profils des métiers dictent de nos jours l’assimilation et l’adoption de cette évolution par l’école, appelée, dès lors, à modifier sa mission et ses finalités et par là même les contenus de ses programmes scolaires; face à cette réalité, l’école doit se soucier moins de la problématique de la transmission des connaissances que de leur exploitation opportune dans des contextes précis où les besoins changent constamment.

2. L’éducation doit donc suivre cette demande sociale en aménageant des approches pédagogiques nouvelles, dont on perçoit l’évolution à travers les changements des modèles d’apprentissage interrogés pour construire le curriculum. On assiste actuellement à un changement de paradigme éducatif qui insiste davantage sur le processus d’apprentissage. Cela signifie que l’élaborateur du programme et l’enseignant accordent un intérêt particulier à l’élève, autrement dit à ses besoins et à son environnement, à son imaginaire, à son rythme d’apprentissage ainsi qu’à ses stimulations et ses motivations.

3. Le développement d’ordre scientifique de la discipline ainsi que celui de ses modèles didactiques correspondants expliquent l’opportunité de réécrire un curriculum en l’actualisant et en l’aménageant en fonction de ces développements qui doivent se traduire selon le processus de la transposition didactique.

4. Les résultats des évaluations du système éducatif, notamment au niveau des programmes et des acquis scolaires des élèves, incitent à revoir un curriculum en prenant en considération ses points forts et les insuffisances constatées. Parmi les constats négatifs récurrents dans un ensemble de systèmes éducatifs, on trouve, par exemple, la surcharge des programmes, la restitution des savoirs au moment de l’évaluation et l’incapacité d’un nombre important d’élèves à traiter des situations, le recours à des enseignements et des apprentissages jugés peu significatifs…

Toutefois, la mise en place d’une rénovation pédagogique impliquant l’adoption d’une approche pédagogique donnée ne peut être fiable et efficiente que si elle fait l’objet d’une «contextualisation» garantissant son ancrage dans le pays où elle est implantée ; cette prise en compte du contexte signifie, au plan micro, l’adaptation du curriculum aux données précises de la classe et des apprenants ; mais au plan collectif et macro structurel, elle se conçoit à plusieurs dimensions :

une dimension socioculturelle et économique : la rénovation d’un programme prend en compte les valeurs en vigueur dans le pays et les moyens mis à la disposition par l’institution scolaire ;

une dimension méthodologique : un modèle adopté ne peut faire table rase des traditions et des pratiques méthodologiques déjà adoptées ;

éventuellement une dimension terminologique ; certains concepts ou termes techniques utilisés initialement peuvent être aménagés et adaptés aux usages conceptuels ou terminologiques attestés dans le contexte où s’implante la rénovation ;

et une dimension liée aux potentialités réelles des enseignants, c’est-à-dire à leurs comportements et pratiques didactiques ainsi qu’à leur culture pédagogique effective.

III. TROIS PRINCIPALES ENTREES DANS UN CURRICULUM

Dans l’histoire récente de l’élaboration des programmes d’enseignement, on distingue trois principales logiques qui ont déterminé leur construction.

Ce sont :

  • l’entrée par les contenus ;
  • l’entrée par les objectifs (PPO) ;
  • l’entrée par les compétences (APC).

 

1. L’entrée par les contenus : la matière à enseigner est structurée selon des savoirs, des connaissances ou des concepts à faire acquérir selon une progression définie en général conformément à privilégier l’académisme et l’érudition. Elle ne permet pas de cibler suffisamment l’enseignement.

2. L’entrée par les objectifs, inspirée de la pédagogie par objectifs (PPO) et alimentée en particulier par les travaux de Bloom : l’organisation des contenus scolaires s’opère à partir de la délimitation de différentes catégories d’objectifs (généraux, spécifiques et opérationnels) qui ont permis, certes, d’avoir des visées précises de l’enseignement, en définissant des savoir-faire variés, mais qui ont provoqué une juxtaposition et par là même un morcellement des activités scolaires en rapport avec ces objectifs morcelés.

3. L’entrée par les compétences (les compétences étant acquises à travers des situations) : elle prend appui sur la délimitation de compétences utilisant ou mobilisant un ensemble de ressources (des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être) dans une discipline donnée, afin d’effectuer une tâche comme le traitement d’une situation ou la production d’actes communicatifs. Elle se réclame essentiellement de la théorie constructiviste situant les savoirs dans l’expérience et le vécu de l’apprenant qui permettent ainsi d’expliquer le processus d’appropriation de ces savoirs dans un contexte qui lui est stimulant et motivant.

IV. QUELQUES PRINCIPES DE BASE DE L’APPROCHE PAR LES COMPETENCES 

Historique : Ce nouveau concept est né dans la formation professionnelle et au niveau de l’entreprise. « A partir de 2000, le système de formation professionnelle se nourrit de concepts nouveaux qui trouvent des traductions opérationnelles : la validation des acquis de l’expérience, la compétence professionnelle, la professionnalisation, les parcours professionnels…ces innovations ont en commun de ne plus placer la formation au centre du dispositif, mais de valoriser les autres moyens de développement de la compétence et d’essayer de construire une articulation entre la formation et ces autres moyens. L’objectif, c'est-à-dire la compétence professionnelle, devient première par rapport aux outils qui peuvent être mobilisés pour y accéder. Ce changement de perspective du système de formation professionnelle n’a pas fini de produire ses effets, tant il bouleverse habitudes et repères ».

Dans ce domaine, le concept de qualification, où l’efficacité dans un poste de travail est en général associée à la maîtrise d’un corps de connaissances, a été supplanté par celui de profil de compétences (traduit sous forme de référentiel de compétences), lequel met en relief l’adaptabilité, la mobilité et le sens de l’initiative considérés comme importants dans les relations entre l’homme et le travail.

Ensuite, cette approche a été transposée dans le secteur de l’éducation où plusieurs systèmes éducatifs, du nord et du sud, l’ont adoptée dans les divers degrés de l’enseignement.

Elle trouve ses applications dans différentes composantes : les curriculums, les manuels scolaires, le système d’évaluation et la formation des enseignants.

Pour rappel, sachez que l’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire, depuis  2012 a adopté le système LMD (Licence, Master, Doctorat), système 3-5-8 intégrale à l’instar des autres universités (Allemagne, Angleterre, Italie, France, mai 1998). C’est la forme achevée de l’Approche Par Compétences. Face aux grandes problématiques du monde du travail, la réforme LMD, de par sa pertinence et sa cohérence est une opportunité pour la Côte d’Ivoire d’avoir un système d’enseignement supérieur de qualité, compétitif, efficace et attrayant aux plans interne et externe.

 L’APC repose sur cinq (05) principes fondamentaux :

  • la détermination et l’installation de compétences ;
  • l’intégration des apprentissages ;
  • le transfert des apprentissages vers  le traitement de situation ;
  • l’opérationnalisation des apprentissages pour les rendre significatifs ;
  • un mode d’évaluation qui atteste de l’acquisition de compétences réelles.

1. Déterminer et installer des compétences pour une insertion socioprofessionnelle appropriée ou pour développer des capacités mentales utiles dans différentes situations ; le profil à partir duquel ces compétences sont identifiées est intimement lié à un ensemble de valeurs qui doivent prendre en compte à la fois des options universelles et humanistes et des données spécifiques au contexte où des tâches variées peuvent être effectuées: de ce point de vue, le curriculum est un vecteur de développement et de changement des mentalités, un moyen de viser des finalités comme l’égalité, l’esprit critique, la cohésion sociale …

2. Intégrer les apprentissages au lieu de les faire acquérir de façon séparée, cloisonnée ou juxtaposée (le tout n’est pas la somme des parties) ; on passe d’un apprentissage catégorisé à un apprentissage intégré.

Ce principe fondamental de l’approche par les compétences repose sur la nécessité de mobiliser des ressources (savoirs et savoir-faire) pour le traitement d’une situation en sciences, la production d’actes langagiers en langue ou pour la préparation d’un projet.

C’est ainsi qu’à travers une situation d’enseignement ciblant une tâche bien définie, l’intégration peut se réaliser chez l’apprenant ; celle-ci « est étroitement associée à une capacité d'agir observable, de réaliser concrètement une activité qui lui fera percevoir l'utilité de ses apprentissages, par exemple :  pour assurer une extension des situations et pour favoriser la variété des contextes, l’approche par les compétences a retenu le concept de « famille de situations », défini comme un ensemble de situations ayant un niveau de difficulté équivalent mais qui se rattachent à une même compétence.

3. Orienter les apprentissages vers le traitement de situation.

4. Rendre significatif et opératoire les apprentissages en choisissant des situations motivantes et stimulantes pour l’élève. Le caractère significatif ne peut se limiter à l’ancrage des compétences et des situations aux seuls contextes de la vie quotidienne ; des situations peuvent être significatives si elles présentent un défi pour l’apprenant (même au niveau ludique), si elles développent des capacités mentales (raisonner, comparer, justifier…) ou si elles font appel à des compétences qui peuvent être réinvesties dans d’autres disciplines (une compétence en mathématique peut servir à d’autres matières d’enseignement). Ainsi, l’important n’est plus seulement de s’interroger sur ce que l’apprenant sait, voire même sur ce qu’il sait faire, mais de se préoccuper aussi et surtout des situations dans lesquelles il va être amené à utiliser son « savoir ».

5. Évaluer de façon explicite et selon des tâches complexes : dans une approche par les compétences, une évaluation certificative finale se déroule sur la base du traitement de situations  et non sur la base d'une somme d'items isolés; toutefois, l’évaluation de la compétence n’exclut pas celle, antérieure, des savoirs et des savoir-faire. Ainsi, une évaluation intégrée se substitue à la fin d’un parcours à des évaluations ponctuelles et séparées qui ne peuvent être écartées.

 V- PRESENTATION DU PROGRAMME EDUCATIF RECADRE

V.1- Une définition du curriculum

Un curriculum est un ensemble cohérent et structuré d’éléments qui permettent de rendre effectif un plan d’action pédagogique. Il comprend en général les finalités, les contenus, les activités, les démarches d’apprentissage,les modalités, les moyens d’évaluation des acquis des élèves et les grandes  orientations à donner aux démarches pédagogiques et didactiques.

Le curriculum est pour un système éducatif ce qu’est la constitution pour une nation.

V.2- Définition du programme éducatif

Dans sa conception traditionnelle, un programme éducatif est une liste de contenus prescrits, au départ desquels l’enseignant met en place les conditions afin que les élèves les apprennent. Dans cette perspective, les programmes scolaires ont adopté des formes descriptives de contenus détaillés. L’apprentissage de ces contenus est planifié en objectifs séquentiels afin de respecter une progression pédagogique allant du simple au complexe.

L’organisation de ces ressources proposées par le programme éducatif permet d’éclairer les approches didactiques et pédagogiques en enseignement. Sur ces bases, un programme éducatif précise également les modalités d’évaluation (guide pédagogique) qui sont cohérentes avec les contenus prescrits.

Les programmes éducatifs ont une fonction curriculaire de présentation des contenus des activités d’enseignement, d’apprentissage et d’évaluation. Ils décrivent ces contenus et nomment les activités attendues des élèves sur ces contenus. Un programme éducatif est dépourvu de considérations didactiques et pédagogiques. Ces dernières sont précisées dans des guides dévolus à cet effet. Un programme éducatif est donc un invariant, auquel différents courants pédagogiques peuvent être appliqués. En ce sens, un programme éducatif bien construit est appelé à durer, quelles que soient les évolutions et les tendances pédagogiques ou didactiques.

Simple dans sa structure et clair dans son contenu, un programme éducatif est un outil d’orientation. Il permet à l’enseignant de comprendre les contenus de ses activités dans les salles de classe. Quelles que soient les orientations pédagogiques et didactiques, il peut appliquer celles-ci sur ces contenus.

Un programme éducatif respecte les standards internationaux. Il est cependant contextualisé dans la réalité ivoirienne par des exemples de situations proposées aux enseignants pour leur permettre d’aider les élèves à construire le sens de ce qu’ils apprennent.

Le programme éducatif recadré comprend quatre (04) rubriques, à savoir :

1.      le profil de sortie;

2.      le domaine de la discipline ;

3.      le régime pédagogique ;

4.      le corps du programme éducatif.

V.2.1- Le profil de sortie

Un profil de sortie est un concept curriculaire. Il précise ce qu’une personne qui suit une formation peut mettre en œuvre au terme de cette formation. Il décrit de façon globale les compétences et les connaissances que l’élève doit avoir construites au cours de sa formation pour être diplômé. Il est élaboré à la fin des classes de CM2, de 3e et de Terminale.

Un profil de sortie oriente tout le contenu des programmes éducatifs d’une formation. Il détermine aussi la forme et le contenu de l’évaluation certificative qui aura lieu au terme de la formation (Jonnaert et al, 2008)[1].

Il remplit deux fonctions : une fonction d’évaluation et une fonction curriculaire.

 

·         La fonction d’évaluation 

Le PS sert de cadre de référence à l’évaluateur pour construire ses outils d’évaluation sommative et certificative. Cette fonction d’évaluation nécessite que les Profil de Sortie soient nécessairement  mentionnés dans les programmes éducatifs (PE).

·         La fonction curriculaire

Un Profil de Sortie (PS) oriente le contenu d’un programme éducatif (PE). Les différentes composantes d’un PE sont nécessairement en lien direct avec le PS. Ce qui assure la cohérence interne du PE.

v  EXEMPLES DE PROFIL DE SORTIE

 

Disciplines

Profils de sortie

FRANÇAIS

Après la classe de 3ème, l’élève doit :

·         avoir acquis la maîtrise orale et écrite de la langue française en tant qu’outil de communication pour :

                         - communiquer à l’oral ;

                         - communiquer par écrit ;

                         - produire des écrits fonctionnels.

·         avoir acquis des connaissances littéraires pour:

             - interpréter tout type de texte ;

             - produire tout type de texte ;

             - construire le sens de textes variés ;

             - analyser et organiser des idées.

MATHS

 

A la fin du premier cycle de l’enseignement secondaire,  l’apprenant(e) doit pouvoir traiter des situations lui permettant de/d’ :

·         appliquer  les définitions, les propriétés et règles relatives :

             - aux nombres réels (calculs dans IN, Z, Q et IR)

             - au calcul littéral  (factorisation, développement et réduction d’une

                expression littérale, équations, inéquations)

             - aux configurations du plan (point, droite, demi-droite, triangle, angle, cercle,

                parallélogramme)

             - aux solides de l’espace (pavé droit, cylindre droit, prisme droit, pyramide,

                cône et leur représentation en perspective cavalière) ;

             - aux transformations du plan (symétrie centrale, symétrie orthogonale,

               translation)

             - aux vecteurs

             - à l’organisation des données (proportionnalité et statistique)

 

V.2.2- Le Régime pédagogique

Le régime pédagogique précise la durée des enseignements d’une discipline (hebdomadaire et annuelle). Il représente le taux horaire de la discipline.

QUELQUES EXEMPLES  

·         AU PRIMAIRE  - classe de CE2

(Pour une année scolaire de 30 semaines)

 

Domaines

Programmes

Heures par semaine

% d’heures par semaine

Nombre d’heures en une semaine par domaine

% d’heures par domaine

1. Langues

Français

9 h 35 min

37 %

9 h 35 min

37 %

2. Sciences

Mathématiques

6 h

23  %

7 h 50 min

30  %

Sciences et Techno

1 h 50 min

7  %

3. Univers social

Histoire-Géographie

2 h

7,5 %

4 h 50min

18,5 %

EDHC

1 h 50

7 %

Activités coopératives

1 h

4 %

4. Arts

AEC

1 h 45 min

7 %

1 h 45 min

7  %

5. Développement physique

EPS

2 h

7,5  %

2 h

7,5  %

Total

26 h 00

100 %

26 h 00

100 %

 


  • Régime pédagogique dans l’enseignement primaire selon les normes internationales

 

Domaines

Disciplines

% d’heures par rapport à l’ensemble des domaines sur l’année

Langues

Français

50 %

Sciences

Mathématiques

40  %

Sciences et Technologie

TICE

Univers social

Histoire-Géographie

10%

EDHC

Arts

AEC

Développement éducatif, physique et sportif

EPS

Total

100 %

 

·         V.3- Le domaine de la discipline

Les disciplines sont regroupées en cinq domaines :

 

Domaines des disciplines

Au primaire

Au secondaire

1. Domaine de langues

Français

Français

Anglais

Allemand

Espagnol

2. Domaine des sciences

- Mathématiques

- Sciences et Technologie

- Technologie de l’Information et de la Communication à I’ Ecole

- Mathématiques

- Physique-Chimie

- SVT

- Technologie de l’Information et de la Communication à I’ Ecole

3. Domaine de l’univers social

- Histoire Géographie

- Education aux Droits de l’Homme et à la Citoyenneté

- Histoire Géographie

- Philosophie

- Education aux Droits de l’Homme et à la Citoyenneté

4. Domaine des arts

Activités d’Expression et de Création

- Art Plastique

- Education Musicale

5. Domaine du développement éducatif, physique et sportif

Education Physique et Sportive

Education Physique et Sportive

 

V.4- Le corps du programme

 

C’est la substance du programme. Il décrit l’ensemble des contenus d’apprentissage indispensable à l’acquisition d’une compétence. Il fournit des informations relatives à la conduite des activités pédagogiques et didactiques. Il comporte les éléments suivants :

·         La compétence

·         Le thème

·         La/les leçon(s)/Séance(s)

·         Un exemple de situation

·         Les Habiletés et les Contenus (Tableau de spécification)

 

V.4.1- La compétence

 

Définition : Une compétence est le résultat du traitement efficace d’une situation par une personne ou un groupe de personnes.

Quelle que soit la compétence évoquée, celle – ci ne peut l’être qu’en référence à une situation.

 

Dans les programmes éducatifs, une compétence est opérationnalisée en thèmes. Un exemple de situation lui est associé.

Le traitement de la situation convoque des tâches qui font appel à des habiletés liées aux contenus de la discipline ou du domaine du programme éducatif.

Remarque :

Dans les programmes APC, nous sommes revenus à des formulations simplifiées des différentes notions. Ainsi les notions telles que compétences de base, compétences de fin de cycle, compétences transversales, compétences disciplinaires ; etc… qui dans le fond ramènent à la notion de compétence ont été simplifiées.

De même, pour les titres de leçons/séances, nous avons adoptés le principe de la formulation simplifiée des titres de leçons.

Exemples de titres de leçons :

·         Leçon : Le respect des règles de sécurité routière ;

·         Leçon : Un match de football ;

·         Leçon : L’addition.

Quelques exemples d’énoncé de compétence :

 

·         Compétence (Maths) : Traiter une situation relative à la numération.

 

·         Compétence  (Sciences) : Traiter une situation relative à l’utilisation des éléments du milieu.

 

·         Compétence (Français) : Traiter une situation de communication orale en utilisant le vocabulaire approprié.

·         Compétence (Hist-Géo): Traiter une situation relative à l’histoire de la Côte d’Ivoire du XV siècle à l’indépendance.

 

·         Compétence (EDHC) : Traiter une situation relative aux principes de base régissant la vie associative, aux droits et devoirs du citoyen, aux symboles et institutions de la République.

 

V.4.2- Le thème.

C’est un ensemble de contenus  d’enseignement /apprentissage organisé selon un centre d’intérêt.

Le thème a un lien avec la discipline et regroupe plusieurs leçons ou séances.

 

Exemple :

 Thème : L’histoire de la Côte d’Ivoire du XV siècle à l’indépendance.

 Leçon 1: Les contacts entre l’Europe et la Côte d’Ivoire (3 séances)

 Leçon 2.  La conquête de la Côte d’Ivoire par la France (3 séances)

 Leçon 3 : L’exploitation de la colonie de Côte d’Ivoire (2 séances)

 Leçon 4 : La Côte d’Ivoire et la 2ème Guerre mondiale  (2 séances)

 Leçon 5: La conférence de Brazzaville (2 séances)

Leçon 6 : La décolonisation en Afrique occidentale   (2 séances)

V.4.3- Exemples de situation

V.4.3.1- Définition : La situation d’apprentissage est un exercice (ou tâche motrice) proposé par l’enseignant. Elle est couramment définie comme « un but à atteindre dans des conditions déterminées ». Elle permet à l’élève de développer des compétences pour progresser en fonction des problèmes prioritaires soulevés dans la situation de référence.

Une situation d’apprentissage comprend obligatoirement : un but à atteindre, l’aménagement, le matériel (c’est-à-dire les conditions environnementales), mais aussi les prescriptions concernant l’utilisation de cet aménagement (consignes), les opérations à conduire pour la réalisation de la tâche à accomplir.

V.4.3.2-  Fonctions de la situation d’apprentissages

La situation d’apprentissage est définie comme un ensemble constitué d’une ou plusieurs tâches à réaliser par l’élève en vue d’atteindre le but fixé. Elle permet :

à l’élève, de développer et d’exercer une ou plusieurs compétences;

à l’enseignant,

• d’assurer le suivi du développement des compétences dans une perspective d’aide à l’apprentissage;

• de s’en servir pour la reconnaissance des compétences de l’élève.

V.4.3.3-  Éléments constitutifs d’une situation d’apprentissage

La situation d’apprentissage est composée d’un contexte associé à une problématique, d’une circonstance qui donne un sens à l’activité à réaliser et d’un ensemble de tâches et d’activités d’apprentissage liées aux connaissances.

  • Le contexte

Le contexte est le cadre général, spatio-temporel mais aussi culturel et social, dans lequel se trouve une personne à un moment donné de son histoire. Il  est associé à une problématique qui peut consister en une question à traiter ou une production à réaliser.

Elle est présentée aux élèves ou est définie avec eux au début de la situation d’apprentissage et sert de fil conducteur tout au long de celle-ci.

  • Les circonstances

Ce sont les faits ou les éléments qui déclenchent ou nécessitent la réalisation de la tâche.

  • La tâche

Les actions à mener par les apprenants pour construire les habiletés inscrites dans le tableau des habiletés/contenus. La situation d’apprentissage est constituée de tâches et d’activités d’apprentissage liées aux connaissances et permet aux élèves d’approfondir la problématique.

Que retenir ?

La logique de compétences correspond à un point de vue pragmatique de la formation selon lequel une compétence se développe en s’exerçant dans et au regard des situations qu’une personne rencontre le plus souvent.

La logique de compétences et le socioconstructivisme partagent un même point de vue : la connaissance se construit dans et par l’action en situation ainsi que par la réflexion sur l’action et ses résultats.

C’est pour cela que nous avons opté pour une entrée par les situations. Une entrée par les situations est impérative pour un curriculum qui vise la formation d’une personne compétente dans ses situations de vie. Une banque de situations de vie devient alors le premier matériau de base à partir duquel on identifie les compétences.

La logique de compétences est triple :

·         la logique de l’action permet de comprendre ce que fait généralement une personne compétente en situation et en contexte.

·         la logique curriculaire permet de décrire, sous forme décontextualisée, les compétences référentielles et les savoirs codifiés dans des programmes éducatifs.

·         la logique de l’apprentissage permet à l’enseignant de recontextualiser les contenus des programmes par des mises en situation d’apprentissage qui favorisent le développement de compétences effectives et la construction de ressources internes par l’élève.

V.4.3.4- Exemples de situations d’apprentissage

 

  • Français

Enoncé : Des élèves de l’EPP Plateau 1 d’Abengourou sont invités à la fête des ignames  dans  la cour royale. A cette occasion, le porte-canne leur explique les us et coutumes du peuple Agni. De retour en classe, ils échangent entre eux sur l’importance culturelle de cette fête.

Contexte : La fête des ignames dans la cour royale à Abengourou

Circonstance : A cette occasion, le porte-canne explique les us et coutumes du peuple Agni

Tâche : Echanger entre eux sur l’importance culturelle de cette fête.

 

  • Mathématiques

Enoncé : Le mercredi après-midi, cinq (05) élèves du CM1 de l’EPP Ahougnanssou vont à la cueillette de mangues. Ils ramènent 48 mangues à la maison pour leur consommation. Ils s’organisent pour répartir équitablement entre eux les mangues. 

Contexte : Cueillette de mangues par les élèves du CM1 de l’EPP Ahougnanssou

Circonstance : Ils ramènent 48 mangues à la maison pour leur consommation

Tâche : Partage équitable des mangues entre 5 amis.

I.4.4- La leçon/ Séance(s)

Contenu d’enseignement /apprentissage susceptible d’être exécuté en une ou plusieurs séances (cf programme éducatif).

V.4.5- Les habiletés et les contenus (Tableau de spécification)

 

HABILETES

CONTENUS

Les habiletés font référence aux actions des élèves.

 

Action cognitive posée sur un objet, l’habileté est la plus petite unité cognitive ;

 

Elle est décontextualisée ;

 

L’enseignant devra cependant la contextualiser dans des situations ;

 

Elle découle d’une taxonomie.

 

L’objet sur lequel l’habileté agit.

 

 

Dans le cadre de programmes éducatifs, les contenus relèvent de catégories appartenant à une ou plusieurs disciplines dans un domaine clairement circonscrit.

Exemples :

  • Identifier

 

  • Accorder

Exemples :

   les caractéristiques d’un objet géométrique

 

   le participe passé avec l’auxiliaire avoir 

V.4.5.1- Catégories harmonisées d’une taxonomie (Ph. JONNAERT)

Pour l’élaboration du tableau de spécification d’un programme éducatif, il est nécessaire de veiller aux points suivants :

- varier les niveaux taxonomiques des habiletés ;

- équilibrer la répartition des niveaux taxonomiques dans les tableaux de spécifications ;

- les niveaux présentés dans le tableau sont des catégories. Le concepteur de programmes éducatifs peut donc utiliser une grande variété d’actions pour définir les habiletés au sein d’une même catégorie ;

- prendre en considération le fait que les catégories sont hiérarchisées : chaque catégorie inclut nécessairement les précédentes.

Le tableau de spécification est une forme de présentation des tâches que l’apprenant a à réaliser pour traiter la situation. Pour toutes les disciplines, il comporte deux colonnes.

La taxonomie simplifiée utilisée comprend quatre (04) niveaux :

* 1er niveau : la connaissance (verbe d’action : CONNAITRE) ;

* 2e niveau : la compréhension (verbe d’action : COMPRENDRE) ;

* 3e niveau : l’application (verbe d’action : APPLIQUER) ;

* 4e niveau : le traitement de la situation (verbe d’action : TRAITER UNE SITUATION)

V.4.5.2- Taxonomie simplifiée de Ph. JONNAERT

  

Habiletés

Description des habiletés

CONNAITRE

 

ou manifester sa connaissance

 

Arranger, Associer, Décrire, Définir, Enumérer, Etiqueter, Identifier, Citer Indiquer, Lister, Localiser, Nommer Mémoriser, Ordonner.

Connaître : restituer une connaissance ou reconnaître un élément connu

COMPRENDRE

 

ou exprimer sa compréhension

Classer, Comparer, Convertir, Démontrer, Différencier, Dire en ses propres mots, Discuter, Donner des Exemples, Expliquer, Exprimer, Reconnaître.

Comprendre : reformuler ou expliquer une proposition ou un ensemble de propositions formulées dans la question.

APPLIQUER

 

ou utiliser un langage approprié

Appliquer, Calculer, Classer, Jouer Découvrir, Dessiner, Utiliser,  Établir Déterminer, Employer, Formuler, Fournir, Inclure, Informer, Montrer Manipuler, Pratiquer, Modifier, Produire, Résoudre.

Appliquer : utiliser adéquatement un code de langage dans des situations d’application, d’adaptation et de transfert

TRAITER UNE SITUATION

Analyser, Choisir, Comparer, Déduire, Différencier, Distinguer, Examiner, Expérimenter, Illustrer, Noter, Organiser, Reconnaître, Séparer, Tester, Adapter, Arranger, Assembler, Collecter, Concevoir, Créer Communiquer, Composer, Construire, Désigner, Écrire Discuter, Exposer, Formuler, Intégrer, Évaluer Préparer, Organiser, Proposer, Conclure Schématiser, Substituer, Argumenter, Justifier…

Traiter une situation : comprendre une situation, l’analyser, connaître et appliquer les ressources utiles à son traitement, résoudre les tâches problématiques, organiser le traitement de la situation, la traiter et un porter jugement critique sur les résultats.

La personne est amenée à analyser une situation, à y rechercher des éléments pertinents, à opérer un traitement et poser un jugement sur la production issue du traitement de la situation.

 

V.4.5.3- Description du corps du programme

 Exemple : Corps du programme de 6ème

Discipline : Français

Compétence 1 : Gérer des situations dans lesquelles l’élève doit produire des énoncés oraux.

ACTIVITES D’EXPRESSION ORALE

LEÇON : Le dialogue oral  (09 séances).

 

Exemple de situation : Admis (e)  à l’Entrée en 6è, un (e) élève est affecté (e) dans un collège de sa ville. Il / Elle s’y rend pour la première fois. Il / Elle rencontre un ancien élève de cet établissement. Un dialogue s’instaure entre les deux.

 

HABILETES

CONTENUS

Connaître

le sujet du dialogue.

Amorcer

la conversation.

Formuler

des phrases interrogatives et déclaratives.

Utiliser

le lexique relatif au thème ;

le registre de langue approprié ;

les modalités du discours.

Prononcer

les phrases correctement.

Discipline : mathématiques (5ème)

LEÇON 2 : Segments

Exemple de situation : Le Conseil municipal d’une commune décide de construire une pompe villageoise d’eau  potable  pour deux villages voisins situés sur un même plateau. Le Conseil souhaite que  cette pompe  soit située à égale distance des deux villages.

Les élèves s’organisent pour indiquer sur une figure toutes les positions possibles de cette pompe.

 

HABILETES

CONTENUS

Connaitre

la caractérisation d’un segment

la caractérisation de la médiatrice d’un segment

Construire

un segment

la médiatrice d’un segment

le milieu d’un segment

Justifier

l’alignement de trois points 

l’appartenance d’un point  à un segment

l’appartenance d’un point à la médiatrice d’un segment

Traiter une situation

de vie courante faisant appel aux segments et leurs propriétés

  

  • Mathématique (CM1)

Compétence 1 : Traiter une situation relative à la numération en  utilisant  les  nombres entiers, les fractions, les décimaux, les quatre opérations et la proportionnalité.

Exemple de situation : C’est bientôt la fête des mères. Les élèves du CM1A de l’EPP Agnikro veulent offrir un cadeau à leur maîtresse. Ils hésitent entre un ensemble de 24 000 f et vendu avec une remise de 15 % et un ensemble confectionné par un couturier. Chez le couturier, ils devront payer le tissu, les boutons  de la doublure et la main-d’œuvre ; ce qui lui revient à 21 300 f. Ils s’organisent pour trouver le cadeau le moins cher.

THEME 1 : La numération et les opérations

Leçon 1: LES NOMBRES  ENTIERS (… séances)

 

Habiletés

Contenus

 Identifier

les nombres entiers

Ecrire

les multiples  du million de 1 000 000

les nombres compris entre 1 000 000 et 1 000 000 000 et au-delà

Nommer

les nombres compris entre 1 000 000 et 1 000 000 000 et au-delà

Ranger

les nombres de 0 à 1 000 000 000 et au-delà.

Traiter

une situation relative aux nombres entiers

 2ème partie : LE  GUIDE D’EXECUTION DU PROGRAMME

Le guide correspond de près aux contenus et aux habiletés précisées dans le programme éducatif auquel il correspond. Alors que le programme éducatif se limite strictement aux éléments curriculaires, le guide apporte les aspects pédagogiques et didactiques essentiels dont l’enseignant a besoin pour mettre en pratique le prescrit du programme éducatif.

Le guide d’exécution du programme présente une certaine variabilité d’une discipline à une autre car, alors que le programme éducatif est pédagogiquement et didactiquement neutre, le guide dépend forcément d’orientations pédagogiques et didactiques précises.

La section ci-dessous décrit les rubriques du guide d’exécution du programme éducatif.

I. LA STRUCTURE DU GUIDE

Le guide d’exécution comprend trois (03) rubriques:

  • la progression annuelle ;
  • les propositions d’activités, les suggestions pédagogiques et les moyens ;
  • des fiches de séances.

II. LA PROGRESSION ANNUELLE

Par souci d’une harmonisation de l’exécution des programmes éducatifs, une progression annuelle nationale est proposée dans tous les guides.

III. LES PROPOSITIONS D’ACTIVITES, SUGGESTIONS PEDAGOGIQUES, MOYENS ET SUPPORTS.

Cette partie comprend :

  • l’énoncé de la compétence ;
  • le titre de la leçon/séance ;
  • un exemple de situation  (en rapport avec la leçon;
  • un  tableau contenant  des contenus, des consignes, des techniques pédagogiques, des moyens et des supports didactiques.
  • Canevas harmonisé du contenu du guide

 

Contenus

Consignes pour conduire les activités

Techniques pédagogiques

Moyens et supports didactiques

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Quelques exemples

LEÇON xx: Fractions

 

CONTENUS

CONSIGNES POUR CONDUIRE LES ACTIVITÉS

TECHNIQUES PÉDAGOGIQUES

SUPPORTS DIDACTIQUES

- Différence de deux fractions

 

 

- Encadrement de deux fractions par deux nombres décimaux de même ordre

 

- Produit de deux fractions

- Consolider les acquis de 6ème , les étendre aux calculs de la différence, du produit et à l’encadrement d’une fraction par deux nombres décimaux consécutifs de même ordre

- Proposer des exercices simples d’application directe des propriétés et règles sur les fractions

- Adopter différents modes de travail (groupe, collectif, individuel,…)

- Travail en groupe

 

-       Travail individuel

 

-  Enquête

- Manuel

- Internet

- Revues

- Média

-Instruments de géométrie

Au cours des séances de travaux dirigés, l’enseignant proposera un problème de vie courante permettant de réinvestir la notion de fraction

Leçon 2 : L’HISTOIRE (2 séances)

Contenus

Consignes pour conduire les activités

Techniques pédagogiques

Moyens et supports didactiques

Le présent, le passe, l’histoire

 

Amener les élèves à :

- définir le présent et le passé

- définir l’histoire

- définir le siècle

Travail de groupe, 

Travail collectif

Travail individuel

 

Documents du livre élève d’histoire  CE2 ou autres supports relatifs au présent, au passé et à l’histoire 

 Les évènements  du  présent, du passe et de l’histoire 

 

Amener les élèves à :

- énumérer les événements passés

- construire une frise chronologique

-situer les évènements sur la frise chronologique

Travail de groupe, 

Travail collectif

Travail  individuel

 

-Documents du livre élève d’histoire CE2 ou autres supports relatifs aux événements du  présent, du passé et de l’histoire 

 3e partie : L’EVALUATION DES APPRENTISSAGES

1. Généralités sur l’évaluation

 « Opération qui consiste à estimer, à apprécier, à porter un jugement de valeur ou à accorder une importance à une personne, à un processus, à un événement, à une institution ou à tout objet à partir d’informations qualitatives et/ou quantitatives et de critères précis en vue d’une prise de décision. Évaluer, c’est comprendre, éclairer l’action de façon à pouvoir décider avec justesse de la suite des événements. » (Renald LEGENDRE - Dictionnaire actuel de l’éducation, 1993 - GUÉRIN / ESKA).

 « L’évaluation pédagogique peut être définie comme le processus systématique visant à déterminer dans quelle mesure des compétences sont acquise par des élèves ». (D.E.R.P, Dictionnaire de l’évaluation et de la recherche pédagogique)

L’évaluation fait partie intégrante du processus d’apprentissage et du développement des compétences. Sa fonction est de soutenir l’apprentissage et de fournir des informations sur l’état de développement d’une ou de plusieurs compétences.

2. Les moments de l'évaluation
             Avant, pendant, à la fin de l’apprentissage/formation

3- Les types d’évaluation

3-.1- L’évaluation formative

«C’est l’évaluation continue des processus d’apprentissage, elle a pour but d’informer l’apprenant puis l’enseignant sur le degré d’acquisition de la compétence. »

Cette évaluation est profitable :

·         à l'apprenant : pour lui indiquer les étapes qu'il a franchies, les difficultés qu'il rencontre, ses acquis, ses lacunes, ses forces, ses faiblesses, les connaissances à ajuster, pour l'aider à repérer, comprendre, interpréter, corriger ses erreurs.

·         à l'enseignant : pour lui indiquer comment se déroule son programme pédagogique et quels sont les obstacles auxquels il se heurte, pour lui permettre de vérifier la compréhension des notions qui viennent d’être abordées. Pour savoir ce que l’apprenant a compris, acquis, sur quoi il bute, comment il apprend, ce qui l’aide ou le perturbe, l’intéresse ou l’ennuie, etc.

3-.2- L’évaluation sommative ou Evaluation certificative

L'évaluation certificative est une évaluation sommative qui vise la délivrance d’un diplôme, d’un certificat attestant des

capacités et compétences de l'apprenant.

 4. Les outils pour l’évaluation des acquis des apprenants en situation de classe 

La mise en œuvre de l’évaluation dans l’un ou l’autre de ses deux grands systèmes n’est possible que par l’utilisation d’outils ou d’instruments.

 4.1- Les  tests objectifs (questions à réponses choisies)

  • La question à choix multiples ou QCM
  • Le réarrangement
  • L’appariement
  • L’alternative

  4.2- Les tests subjectifs (questions à réponse construite)

       Les tests subjectifs se présentent sous trois (03) grandes formes :

  • La question à réponse courte 
  • La question à court développement
  • La question à réponse élaborée

üLa dissertation

üLe commentaire

4.3- Exemples de situation d’évaluation

 

  • Mathématiques (CM1)

 

Enoncé : Pour l’anniversaire de son mariage, une mère désire acheter un ensemble vestimentaire. Elle hésite entre un ensemble d’un magasin qui coûte 40 000 f avec une remise de 20 % et un autre confectionné par son couturier qui lui reviendra à 30 500 f.

1-      Que signifie « une remise de 20 %» ;

2-      Calcule le prix de l’ensemble vestimentaire exposé dans le magasin ;

3-   Quel est l’ensemble vestimentaire le moins cher que la mère doit choisir.

  • Sciences et Technologie (CE1)

Enoncé : La pompe hydraulique d’un village est en panne depuis quelques mois. Les habitants sont obligés de consommer l’eau du marigot.

1-      Cite le matériel nécessaire pour la fabrication d’un filtre à eau ;

2-      Décris une technique de traitement de l’eau ;

3-      Propose des précautions à prendre pour l’utilisation du filtre à eau.

 

 

 

22:44 Écrit par SYLEG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |